Quand les inégalités deviennent-elles extrêmes? Un comité d’expert-e-s propose d’en confier l’évaluation, le suivi ainsi que l’élaboration de recommandations à un organe indépendant, comme pour le climat.
Quand les inégalités deviennent-elles extrêmes? Un comité d’expert-e-s propose d’en confier l’évaluation, le suivi ainsi que l’élaboration de recommandations à un organe indépendant, comme pour le climat.
Pourquoi y a-t-il encore des classes dans les trains? Pourquoi trouve-t-on plusieurs catégories de prix au théâtre? Intéressons-nous à ces systèmes d’inégalité qui, bien que discrets, fractionnent notre société.
Les chances sont inégalement réparties dans notre société. Elles dépendent du capital «culturel», «social» et «économique» dont disposent les enfants. Savez-vous quelles étaient vos chances au départ? Découvrez-le grâce à notre questionnaire!
Depuis près de 20 ans, un astre gravite discrètement dans le Petit-Bâle, à l’écart des lumières de la ville. Planet13 illumine pourtant le quotidien de celles et ceux qui s’y retrouvent, en leur offrant l’accès à des services numériques.
On s’en sert pour se doucher, tirer la chasse, laver nos vêtements, arroser nos jardins, parcs et cultures. Or, une eau de moindre qualité conviendrait très bien à ces usages. Où en est la Suisse en matière d’utilisation d’«eau industrielle»?
La propreté des rivières et lacs suisses est réputée dans le monde entier. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi: jusqu’au 20e siècle, les villes et les industries rejetaient leurs eaux usées dans la nature sans aucun traitement. Les stations d’épuration ne sont apparues qu’après l’adoption de la loi sur la protection des eaux, en 1955.
L’eau en tant que ressource : voilà un sujet qui fait peu de remous dans les luttes de pouvoir capitalistes actuelles. On aurait pourtant tort d’imaginer que les grandes vagues de privatisation néolibérales vont en s’apaisant.
Les populistes et autocrates ont besoin de propagande pour accéder au pouvoir et pour l’exercer. Comme on le voit dans la Russie actuelle, l’objectif principal est de provoquer une désorientation totale.
Il y a un bogue dans la matrice de la démocratie : tout le monde ne participent pas aux processus décisionnels. Les technologies numériques peuvent-elles y remédier ?
Le paysage médiatique est en plein chamboulement. La génération Z, en particulier, a presque complètement abandonné les médias imprimés. Comment s’informent les jeunes aujourd’hui ?
Voilà dix ans déjà que Giovanni Maio, éthicien médical, dénonçait dans un petit livre le «modèle d’affaires de la santé». Le sujet n’a jamais quitté son esprit, d’autant que la situation politique a empiré depuis lors. M. Maio s’inquiète surtout pour la Suisse.
Former du personnel médical spécialisé coûte cher. Chez nous, c’est un sujet de politique de formation, mais en Afrique, la question est existentielle. Et si on recourait à l’IA plutôt que d’employer des personnes? La doctoresse Mary-Anne Hartley y voit un énorme potentiel.
De nos jours, la médecine fait fréquemment plus de mal que de bien, même en Suisse. Certains examens et traitements inutiles sont plus risqués que bénéfiques. Pourtant, presque personne n’en parle, car le système de santé moderne récompense l’action et sanctionne la prudence.
Une nouvelle étoile scintille dans la galaxie du développement durable: le mouvement Nature positive. En faisant de la protection de la nature une perspective d’investissement, il propose une fuite en avant pleine d’espoir. Mais, concrètement, les recettes économiques nourrissent certains doutes.
On parle beaucoup d’intention (purpose), dans le contexte des nouvelles formes de travail. Mais qu’en est-il du sens du travail? Cette question apparemment anodine suscite encore de vives controverses.
Internet a-t-il rétréci le monde, ou l’a-t-il plutôt fragmenté jusqu’à le rendre complètement illisible? Difficile d’exprimer la notion d’espace dans la sphère numérique. Alors référons-nous à Marshall McLuhan, influent théoricien des médias, qui esquissait voilà plus d’un demi-siècle l’idée de sociétés tribales numériques.
Presque tout ce qu’on achète de nos jours est « made in China ». Depuis l’apparition de nouvelles applications comme Temu, comment déterminer quels sont les circuits commerciaux les plus transparents ? Comment savoir lequel passe par un grossiste en Suisse ou directement par l’application ?
La notion de responsabilité globale peut avoir des conséquences locales imprévues. Felix Ahlers, le fondateur de Solino, revient sur le nouveau règlement européen contre la déforestation.
Les libertariennes et libertariens considèrent l’État comme un mal nécessaire à réduire au strict minimum. Quant aux impôts, il en faudrait peu, voire pas du tout.
Membre de l’association taxmenow, Johann Hug milite pour taxer davantage le fameux «pour cent le plus riche» au sommet de la pyramide. Il a longtemps ignoré qu’il en faisait lui-même partie.
Les technologies d’abondance nous emmènent-elles vers un avenir de post-pénurie? Qu’adviendrait-il du système économique si tout était disponible en quantité illimitée?
«Pénurie»: sous nos latitudes, le mot fait florès dans les débats politiques et de société. Markus Tauschek, professeur en anthropologie culturelle, nous invite à réfléchir à notre façon de parler de la pénurie et d’instrumentaliser ce terme.
L’été, en Suisse, le nombre de jours caniculaires augmente et la quantité de pluie diminue. Un projet pilote mené en Argovie vise à mesurer les conséquences sur l’agriculture et à déterminer comment s’y adapter.
Que fait la nature de ce qui est devenu inutile ou inutilisable? Elle rend simplement absurde la notion de «déchet», car tout ce que produit la Terre finit recyclé par un organisme vivant.
Le bureau berlinois de design Mifactori élabore des produits, des méthodes, des campagnes et une formation à l’économie circulaire durable. Lars Zimmermann, son initiateur, explique pourquoi nous devons changer complètement notre approche du design et ce que cela a à voir avec les jouets.
Le mouvement Open Circular Economy propose une vision radicale de l’économie circulaire. Maximilian Voigt, de l’Open Knowledge Foundation, explique que l’on pourrait s’inspirer des systèmes ouverts tels qu’on les connaît dans l’univers des logiciels pour concevoir le matériel informatique.
Qu’est-ce que l’inclusion financière, à quoi sert-elle et qu’apporte-t-elle vraiment?
La culture érythréenne blâme l’endettement. Même quand elles ou ils vivent en Suisse, les Erythréen-ne-s préfèrent s’abstenir de contracter un crédit, serait-ce pour fonder leur propre société. Pour Nahom Mehret, cette appréhension a peu de sens d’un point de vue entrepreneurial.
C’est en plein champ que nous rencontrons Livia Matthäus, cofondatrice et coresponsable de projet de la coopérative maraîchère plankton. Dans ses cultures, tout près de Bâle et Riehen. Ici, un grand potager en agriculture solidaire a germé sur ce qui a longtemps été un simple pré.
Il y a cinquante ans, le Club de Rome publiait son rapport, intitulé « Les limites à la croissance ». Réédité à plusieurs reprises, il s’est vendu à des millions d’exemplaires depuis lors. Cet essai scientifique plutôt austère a connu un destin étonnant. Voici pourquoi.
Dans la tradition culturelle occidentale, la croissance a (presque) toujours une connotation positive. Et en imaginant son contraire, nous pensons surtout catastrophe, krach, effondrement. Nous devons juguler la peur de la non-croissance.
Une lutte pour la souveraineté monétaire s’est engagée sous le cri de ralliement « finance décentralisée ». Les cryptomonnaies défient le pouvoir de régulation des banques centrales, en promettant une approche plus démocratique et plus inclusive de l’argent. Que faut-il en penser ?
L’humain est-il en droit d’exploiter des formes de vie en s’intéressant non pas à elles, mais uniquement à ce qu’elles produisent ? Si ces êtres vivants sont des micro-organismes, la réponse est tout naturellement « oui ». Mais qu’en est-il de la révolution silencieuse dans les industries pharmaceutique et alimentaire ?
Amazon n’a pas baptisé sa plateforme de travail à la demande « MTurk » par hasard : au 18e siècle, le « Turc mécanique » était un canular qui dissimulait un humain dans une machine soi-disant intelligente.
Venise est belle, Venise est bondée, mais surtout, Venise est la seule ville du monde vraiment sans voiture. Que peut nous apprendre la Sérénissime en matière de mobilité ? Cette exception urbanistique est-elle un bien ou un mal ? Enquête sur place, dans le centre historique et sur le continent.