L’énorme consommation de ressources en Suisse dégrade l’environnement et le climat. La transition vers l’économie circulaire peut y remédier, tout en ouvrant de nouvelles perspectives. Où les entreprises et la société en sont-elles dans cette transformation?
L’immobilier se prête particulièrement bien au blanchiment d’argent sale. Avocat et écrivain, Fabian Teichmann nous explique pourquoi et comment.
Sur Terre, il n’est presque plus une parcelle de sol qui ne relève d’un Etat. Presque, car il en existe tout de même. Et aujourd’hui déjà, des Terriens font des affaires avec le sol extraterrestre.
L’activité commerciale des banques membres de la Global Alliance for Banking on Values a un impact social et écologique positif. Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Réponse en dix portraits succincts de personnes et entreprises.
Aujourd’hui, 43 banques de tous les continents font partie de la Global Alliance for Banking on Values. Leurs objectifs, activités principales, succès et défis sont très différents, selon le pays où elles déploient leurs activités.
Les syndicats mettent en garde contre la précarisation du travail à la demande. Il n’existe pas de chiffres concrets sur l’ampleur de cette nouvelle forme d’activité, mais elle est assurément en pleine expansion.
L’organisation non gouvernementale B Lab s’emploie à rendre l’économie mondiale plus sociale et écologique en décernant la certification «B Corp» aux entreprises durables. Fondée aux États-Unis, l’ONG est implantée en Suisse depuis 2017. Entretien avec Jonathan Normand, fondateur et directeur de B Lab Switzerland.
L’innovation est le moteur de notre économie. Elle oblige les entreprises à se positionnertrès clairement sur les valeurs qui guident leurs choix commerciaux. Entretien avec Johan Rochel, cofondateur d’Ethix, un laboratoire qui accompagne les entreprises vers une innovation plus durable.
Une forte fièvre qui aurait frappé la Suisse, et rien de plus: voilà comment beaucoup de monde perçoit la crise financière de 2008. Elle a pourtant profondément touché notre pays, lui aussi, comme le démontre une enquête menée auprès de professeur-e-s d’économie, d’ONG et de syndicats.
L’efficacité, donc le succès économique: voilà ce que promet le concept d’organisation scientifique du travail (ou scientific management). Mis au point il y a cent ans pour accroître la productivité dans l’industrie, il façonne plus que jamais nos milieux de travail et de vie.
La Global Alliance for Banking on Values (GABV), que l’on peut traduire par « Alliance mondiale pour l’activité bancaire fondée sur des valeurs », est un réseau indépendant de banques qui soutiennent des projets sociaux, écologiques et culturels.
Après la crise financière, les agences de notation se sont trouvées sous le feu de la critique : la légèreté de leurs notations aurait directement contribué au krach. Vraiment? Les choses ont-elles changé depuis lors? Entretien avec Kai Gehring, spécialiste en agences de notation à l’Université de Zurich.
«Changer la finance pour financer le changement» est la devise de Sanika Nele Hufeland, directrice générale de l’Institute for Social Banking (ISB) à Berlin.
Toutes les banques peuvent analyser leur durabilité au moyen de la «Sustainable Banking Scorecard».
Les femmes gagnent généralement moins que les hommes, mais comme elles vivent plus longtemps qu’eux, elles ont besoin de davantage d’argent après leur retraite. Des services de consultation destinés aux femmes visent à combler leurs lacunes.
Le dérèglement climatique pourrait provoquer une crise financière pire que celle de 2008, prévient une étude de la Banque des règlements internationaux. Elle appelle les banques centrales à changer de stratégie. Et pourtant, la Banque nationale suisse continue d’investir allègrement dans l’industrie pétrolière.
Conseillère nationale socialiste et économiste, la Zurichoise Jacqueline Badran est sans doute la critique la plus éminente du secteur immobilier. Elle explique comment la propriété foncière peut générer des milliards de bénéfices sans fourniture de prestations.
L’holacratie offre-t-elle un moyen de sortir du piège de l’inégalité dans le monde du travail actuel ? Nous avons posé la question à deux entreprises qui utilisent ce modèle.
À la demande du gouvernement britannique, l’économiste Tim Jackson a rédigé en 2009 le rapport « Prospérité sans croissance ». Un thème que Tim Jackson évoque de nouveau dans son dernier livre, sous un angle philosophique cette fois.
Rares sont celles qui parviennent à briser le plafond de verre dans l’univers de la finance. Les raisons tiennent aussi bien hommes qu’aux femmes. Mais qu’est-ce qui caractérise celles qui y sont arrivées?
Les PME sont de plus en plus nombreuses à se distancier de la hiérarchie classique. Si les nouvelles formes d’organisation sont exigeantes pour le personnel, elles lui accordent aussi une plus grande liberté. Quand on a travaillé de cette façon, pas question de revenir en arrière!
Le mouvement Open Circular Economy propose une vision radicale de l’économie circulaire. Maximilian Voigt, de l’Open Knowledge Foundation, explique que l’on pourrait s’inspirer des systèmes ouverts tels qu’on les connaît dans l’univers des logiciels pour concevoir le matériel informatique.
Neonomia, une société coopérative romande, permet aux indépendant-e-s de créer et développer leur propre activité tout en bénéficiant des droits sociaux liés au statut d’employé-e. Une alternative au modèle critiquable de l’économie de plateforme?
L’exploitation est toujours de mise dans l’industrie de la mode, comme le montre la dernière évaluation de Public Eye: sur quarante-cinq entreprises interrogées, une seule a pu démontrer de manière crédible que le personnel de ses producteurs touche un salaire vital. Il s’agit de Nile, entreprise de taille moyenne établie au bord du lac de Bienne.
Au début de l’été 2017, Kay Adler, responsable de la stratégie à la New Resource Bank de San Francisco, a visité plusieurs banques européennes partenaires du réseau GABV. Elle est aussi venue à Olten...
La crise financière a aussi été une crise des méthodes financières, tout particulièrement en ce qui concerne la gestion des risques. A l’origine, ce sont des commerçants prudents qui ont introduit...
L’égalité financière est loin de régner en Suisse, où les femmes gagnent chaque année 108 milliards de francs de moins que les hommes. L’économiste Mascha Madörin évoque les raisons et les conséquences de cet énormeécartde revenus, ainsi que les façons d’y remédier.
Investir la question de la reproduction sociale est un défi que le mouvement féministe a intérêt à relever. Le mouvement de la décroissance s’est emparé de certains travaux éco-féministes pour enrichir leurs perspectives anti-productivistes.
La Suisse a inscrit l’assurance maternité dans sa constitution en 1945, mais il lui a fallu soixante ans pour la concrétiser. Aujourd’hui encore, en comparaison internationale, elle est très mal placée pour donner des leçons en matière de conciliation entre vie familiale et professionnelle. Explications d’Elisabeth Joris, historienne.
En décembre dernier, les autorités genevoises ont contraint les plateformes de transport de personnes et de livraison – telles qu’Uber, Smood et Cie – à engager les «fausses indépendantes et faux indépendants» qui utilisent leurs services. Les entreprises concernées déjouent pourtant les décisions de justice.
Qu’advient-il lorsque la politique chipote et s’abstient de prendre des mesures efficaces contre le changement climatique? Quand le désinvestissement ne dissuade même pas les multinationales de l’énergie de pomper le pétrole à tout va?
Pour que la Suisse atteigne l’objectif «zéro émission nette», le secteur immobilier doit changer en profondeur et devenir moins vorace en matériaux et en énergie. Alors certes, il existe des méthodes de construction respectueuses des ressources, mais comment les mettre en œuvre?
Les entreprises aiment afficher la durabilité de certains de leurs produits. Mais souvent, elles ne disposent d’aucune donnée sur l’impact environnemental et social de l’ensemble de leur structure...
Il y a trois ans, la journaliste Alice Kohli est passée du quotidien Neue Zürcher Zeitung (NZZ) à l’ONG Public Eye. Ses recherches sont délicates, exigeantes et efficaces.
Le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles a pris de l’ampleur en Suisse. Voilà pourquoi certaines caisses de pension publiques ne financent au moins plus le charbon, particulièrement néfaste pour le climat. Dans les grandes banques, en revanche, rien ne bouge.
L'internet modifie très rapidement nos habitudes d'achat et, avec elles, le trajet que parcourent les marchandises. Un changement qui influence la logistique ainsi que les formes de travail du commerce de détail...
Alors que l’alimentation végétarienne est en plein essor, l’agriculture suisse produit surtout de la viande. Par tradition, en raison de sa topographie … et parce que la Confédération la subventionne pour cela. Comment changer cet état de fait?
Les grèves restent rares en Suisse. Pourtant, depuis le tournant du millénaire, les conflits sociaux sont en nette augmentation. Pas seulement dans la construction et l’industrie, mais dans tous les secteurs d’activité.
Toujours plus grand, toujours plus lourd: les engins agricoles n’échappent pas à cette évolution. Un agriculteur bernois fait exactement le contraire et allège son tracteur, parce qu’il sait à quel point le sol, cette ressource non renouvelable, est en péril.
De plus en plus d’entreprises helvétiques œuvrent à un avenir neutre en CO2. Christian Zeyer, directeur Swisscleantech , évoque les élections à venir, le lobbying et les nouvelles technologies clés.
Presque tout ce qu’on achète de nos jours est « made in China ». Depuis l’apparition de nouvelles applications comme Temu, comment déterminer quels sont les circuits commerciaux les plus transparents ? Comment savoir lequel passe par un grossiste en Suisse ou directement par l’application ?
Une entreprise dont le cœur de métier génère beaucoup de CO2 peut-elle accomplir le tournant énergétique? «Oui», répond Energie 360°.
Le bureau berlinois de design Mifactori élabore des produits, des méthodes, des campagnes et une formation à l’économie circulaire durable. Lars Zimmermann, son initiateur, explique pourquoi nous devons changer complètement notre approche du design et ce que cela a à voir avec les jouets.
Le mouvement qui vise à désinvestir des entreprises actives dans les énergies fossiles se renforce mondialement, mais certaines voix d’expertes et d’experts en finance durable s’opposent à cette logique d’exclusion des capitaux institutionnels.
On achète de plus en plus de choses en ligne, tout en fulminant contre les camions puants et les embouteillages. De nouveaux projets de mobilité, comme le Cargo Sous Terrain, promettent de rendre le transport de marchandises écologique et efficace.
En cinq portraits, des femmes et des hommes exerçant différents métiers disent ce qui leur plaît dans leur travail.
Le Programme national de recherche 68 a creusé le sujet du sol sous ses aspects biologiques, géographiques, politiques et économiques. Gros plan sur le rapport dédié à une production alimentaire durable et sur les outils de diagnostic de la fertilité du sol, testés dans un projet vaudois.
Quels que soient leur âge, leur condition sociale, leur sensibilité politique ou leur orientation sexuelle, des milliers de femmes feront grève le 14 juin 2019. Ce qui les rassemble? Une volonté de s’unir contre le harcèlement, les discriminations et les violences subies.
Quel devrait être le prix de l’essence pour couvrir intégralement les coûts environnementaux et climatiques du transport individuel motorisé ? Et comment rendre les taxes sur les carburants socialement acceptables ?
Au travail, de nombreuses personnes souffrent d’une culture d’entreprise contraignante, dans laquelle elles manquent de confiance et de liberté créative. Pour sortir de cette situation, on peut se mettre à son compte... et essayer de faire mieux en tant que patronne ou patron.
Dans notre pays, transformer le bâti peut menacer l’équilibre social. On le voit surtout dans les villes, où sont démolis de plus en plus d’immeubles et de lotissements de logements abordables. Comment en est-on arrivé là et comment les communes peuvent-elles y remédier?
Mathias Binswanger est l’un des plus célèbres détracteurs de la croissance en Suisse. Ce professeur d’économie n’aborde pas le problème uniquement sous l’angle écologique, car pour lui, la croissance est fortement liée au bonheur. Et aussi au malheur propagé par une économie qui croît inutilement.
Des économistes cherchent comment mesurer et améliorer les avantages des prestations de santé. Ce faisant, elles et ils confondent santé et qualité de vie.
En ces temps où tout semble devenir de plus en plus rare, l’économiste Christian Arnsperger pense que nous devrions redéfinir la prospérité. Dans cette entrevue, il plaide en faveur de la suffisance, applicable aussi bien aux personnes qu’aux entreprises.
Pour boire du lait et manger de la viande, nous maltraitons et abattons des animaux. Le plaisir tient-il à la liberté? Les nombreux substituts de viande révèlent-ils la survenance d’un changement de mentalité dans la relation entre humains et animaux? Nous avons posé ces questions à Friederike Schmitz, philosophe et défenseuse de la cause animale.
Il faut une bonne dose de bravoure au personnel d’une entreprise pour reprendre celle-ci et la sauver de la faillite. Le Musigbistrot de Berne en est un bon exemple.
La Suisse a une énorme empreinte écologique. En modifiant nos propres habitudes de consommation, nous pouvons notablement améliorer la situation, mais par où commencer? Bettina Höchli, spécialiste des sciences comportementales à l’Université de Berne, esquisse quelques pistes.
La forêt évoque souvent la nature, les origines, les espaces vierges. L’histoire nous montre cependant à quel point les humains la façonnent depuis des millénaires.
Sur les quelque 50000 exploitations agricoles restantes en Suisse, plus de 70 se sont converties à l’agriculture végane ces dernières années. Elles renoncent à élever et à mettre à mort des animaux dits «de rente». Promenade avec Sarah Heiligtag, initiatrice du mouvement, éthicienne et agricultrice.
La Silicon Valley est le moteur de l’économie à la demande (ou «gig economy») mondiale. Uber, DoorDash ou Amazon mettent tout en œuvre afin de promouvoir leur vision du travail. Fortes d’un trésor de guerre colossal, elles n’ont aucun scrupule à réprimer les conflits sociaux.
Les indépendant-e-s n’ont jamais eu droit à l’assurance chômage. L’économie à la demande les rend-elle encore plus précaires? Mathias Binswanger, économiste, en est convaincu et cherche une solution.
Le système financier mondial doit devenir plus sûr. L’économiste étasunienne Anat Admati s'engage pour cela et aimerait que le secteur financier soit traité comme n’importe quel autre. Les banques...
Évaluer et être évalué-e: ces activités sont essentielles dans l’économie à la demande. Ce qui ressemble à un simple avis sert en réalité à catégoriser et discipliner, rendant ainsi possible la numérisation de l’économie, comme l’explique le sociologue Markus Unternährer.
Qu’est-ce que l’inclusion financière, à quoi sert-elle et qu’apporte-t-elle vraiment?
Le bois et l’argile sont des matériaux de construction prometteurs pour une architecture «zéro émission nette». Le recours au béton persistera, mais nous devons l’utiliser plus intelligemment.
En novembre dernier, les élu-e-s du Grand Conseil vaudois ont adopté un postulat qui vise à remplacer le PIB par le «Bonheur vaudois brut». Ce résultat surprenant, obtenu à une courte majorité, montre que même la droite reconnaît l’intérêt de la réflexion. Un projet similaire est à l’étude à Genève.
Dire adieu à la croissance économique perpétuelle représente un gros défi pour l’économie et la société. Entrevue avec Irmi Seidl, économiste et chercheuse de premier plan en matière de post-croissance.
Aux quatre coins de la Suisse romande, des cafés d’un nouveau genre ont vu le jour: les repair cafés. On n’y vient plus exclusivement pour déguster un espresso, mais aussi pour faire réparer son fer à repasser ou son grille-pain et pour se rencontrer, bien sûr.
Notre consommation effrénée de viande de bœuf ainsi que d’aliments à base de soja et d’huile de palme accélère le déboisement de forêts tropicales. L’UE dégaine une nouvelle loi pour corriger le tir. Tour d’horizon en dix questions et autant de réponses.
La construction en bois est en plein essor et passe pour être écologique. Alors pourquoi la majorité du bois utilisé en Suisse provient-elle d’on ne sait quelles forêts à l’étranger?
La croissance devrait être synonyme de prospérité, mais elle entraîne surtout le saccage de la planète. Les partis rose et vert sont unanimes : nous avons besoin d’une politique qui découple prospérité et croissance, tout en étant socialement durable. Pas si simple !
Sur le Plateau, de lourdes machines parcourent les forêts pour ramasser les arbres abattus. Pas dans la vallée de la Suhr, en Argovie: Urs Gsell, forestier, y travaille avec des méthodes respectueuses du sol.
En Suisse, près d’un tiers de la nourriture finit à la poubelle. La fondation environnementale Pusch et la Confédération veulent y remédier, avec l’objectif ambitieux de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030. Où intervenir pour lutter contre ces pertes colossales ?
Il y a cinquante ans, le Club de Rome publiait son rapport, intitulé « Les limites à la croissance ». Réédité à plusieurs reprises, il s’est vendu à des millions d’exemplaires depuis lors. Cet essai scientifique plutôt austère a connu un destin étonnant. Voici pourquoi.
La concurrence fiscale prive de nombreux États de moyens, par exemple pour financer la santé, l’éducation et la transition écologique. On attend des lois qui mettraient fin à ce système néfaste, dont souffrent en premier lieu les pays du Sud. L’ONU cherche désormais à promouvoir sa propre politique en matière d’imposition.
Dans la tradition culturelle occidentale, la croissance a (presque) toujours une connotation positive. Et en imaginant son contraire, nous pensons surtout catastrophe, krach, effondrement. Nous devons juguler la peur de la non-croissance.
Pizol Energie SA approvisionnera en chaleur à distance renouvelable une partie des trois communes saint-galloises de Wangs, Mels et Sargans. Sa centrale de chauffage au bois de Wolfriet devrait démarrer en automne 2024.
Le secteur du bâtiment n’échappe pas à la mentalité du tout jetable: il est à l’origine de plus des quatre cinquièmes des déchets suisses. Heureusement, une tendance opposée apparaît, qui consiste à réutiliser des matériaux de construction. La prospection et la récupération ont commencé.
En Suisse aussi, la forêt est toujours plus sous pression, notamment à cause des changements climatiques. À quel point? Qu’est-ce qui peut la sauver? Réponses de Michael Reinhard, directeur de la division Forêts à l’Office fédéral de l’environnement.
Les crises telles que la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont montré à quel point les chaînes d’approvisionnement globales sont fragiles.
Démontrer qu’une autre manière de consommer et de produire est possible, permettre la rencontre avec cette autre économie tout près de chez soi, dans les quartiers, valoriser la proximité et boucler les boucles de la matière.
Voilà dix ans déjà que Giovanni Maio, éthicien médical, dénonçait dans un petit livre le «modèle d’affaires de la santé». Le sujet n’a jamais quitté son esprit, d’autant que la situation politique a empiré depuis lors. M. Maio s’inquiète surtout pour la Suisse.
Depuis peu, un article sur la circularité figure dans la Constitution du canton de Zurich, et la ville a adopté une stratégie appropriée avec « Circular Zürich ». Comment en est-on arrivé là ? Qu’est-ce que cela implique dans la réalité ? Et que peuvent faire la ville et le canton pour réussir leur transition ?
Le local est tendance. Dans les rayons des supermarchés, le label «régional» vaut comme gage de qualité. En même temps, la Suisse échange avec le reste de la planète, important et exportant assidûment dans les domaines les plus variés.
Comment le marché suisse du travail va-t-il évoluer ? Pénurie de main-d’œuvre qualifiée, croissance démographique, numérisation, impact de l’IA... Entretien avec Michael Siegenthaler, spécialiste du marché du travail à l’EPF de Zurich.
On parle beaucoup d’intention (purpose), dans le contexte des nouvelles formes de travail. Mais qu’en est-il du sens du travail? Cette question apparemment anodine suscite encore de vives controverses.
La notion de responsabilité globale peut avoir des conséquences locales imprévues. Felix Ahlers, le fondateur de Solino, revient sur le nouveau règlement européen contre la déforestation.
Le système de santé helvétique revient de plus en plus cher et la population assume elle-même une grande partie des frais. Jetons un coup d’œil à différents faits et chiffres pour savoir comment évoluent les coûts de la santé, qui les prend en charge
et où se situe la Suisse en comparaison internationale.
Le numérique et l’intelligence artificielle facilitent déjà la communication à de nombreuses personnes avec handicap. On peut s’attendre à de nouvelles avancées révolutionnaires, notamment en ce qui concerne l’accès au marché du travail.
De plus en pus d'entreprise abandonnent les formes d'organisatio purement hiérarchiques. Elles attendent de leur personnel qu'il participe aux réfléxions et décisions. Que se passe-t-il quand les cadres renoncent à leurs privilèges?
Depuis bientôt 40 ans, Intercomestibles commercialise de la bière, de l’eau minérale et des spiritueux à Zurich. L’entreprise table sur la codécision de sa centaine d’employées et employés. Pour ses activités bancaires, elle se fie à la BAS.
La gastronomie radicalement locale gagne en importance. Ainsi, le restaurant Zum Goldenen Fass, à Bâle, utilise exclusivement des aliments régionaux et suisses.
Les enfants d’aujourd’hui accompliront le travail de demain. Pendant leur formation, le monde se transforme sans cesse, de façon rapide et radicale. De quelles connaissances auront besoin demain les enfants et ados? Et comment les acquérir? Les réponses d’un économiste.
Pourquoi les coûts de la santé ne font-ils qu’augmenter? Parce que les grandes décisions sont prises par les acteurs principaux du marché, et non par la sphère politique.
Pour Mirjam Brunner, du syndicat Unia, il est plus que nécessaire d’abaisser substantiellement la durée du travail en Suisse. Travailler moins serait bon pour la santé et le climat.
Le premier semestre a été bon pour la BAS. Tous les domaines d’activité ont vu leurs revenus augmenter, plus particulièrement dans l’octroi ou le renouvellement de crédits. Le bénéfice est inférieur à celui de l’année précédente en raison de charges d’exploitation en hausse et de corrections de valeur plus importantes.
Les primes d’assurance maladie ne font qu’augmenter. Une partie de ce renchérissement nous permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé, mais on peut aussi déplorer des coûts inutiles. Le Parti socialiste aimerait inverser la tendance en lançant une nouvelle initiative pour une caisse publique.
L’eau en tant que ressource : voilà un sujet qui fait peu de remous dans les luttes de pouvoir capitalistes actuelles. On aurait pourtant tort d’imaginer que les grandes vagues de privatisation néolibérales vont en s’apaisant.
Le travail de soin subit une pression sur les coûts, avec de graves conséquences pour toutes celles et tous ceux qui accomplissent ces tâches essentielles. Elles et ils sont généralement mal payé-e-s, voire pas du tout, et endurent souvent une forte pression temporelle. Comment y remédier?
Quand les inégalités deviennent-elles extrêmes? Un comité d’expert-e-s propose d’en confier l’évaluation, le suivi ainsi que l’élaboration de recommandations à un organe indépendant, comme pour le climat.
Agriculteur et ancien politicien UDC, Konrad Langhart est passé de méthodes de culture conventionnelles au bio et au label Demeter. Une longue période de sécheresse ainsi que des précipitations extrêmes l’ont amené à revoir sa façon de penser.
Plus de cent millions de personnes, dans différents États européens, dépendent de l’eau des Alpes. Or, les pénuries saisonnières deviendront plus fréquentes. De quoi susciter des conflits à l’échelle internationale.
Chaque année, en Suisse, une poignée de personnes quittent l’écran de leur bureau pour exercer une profession manuelle. Entre perte de sens, besoin d’air ou de concret, critique d’un système, les raisons qui les poussent à se réorienter sont bien souvent multiples.
Pourquoi y a-t-il encore des classes dans les trains? Pourquoi trouve-t-on plusieurs catégories de prix au théâtre? Intéressons-nous à ces systèmes d’inégalité qui, bien que discrets, fractionnent notre société.
Les artisanes et artisans sont de moins en moins nombreuses et nombreux en Suisse. Beaucoup de métiers manuels ont disparu au cours de ces dernières décennies ou souffrent d’un déficit d’image. Ils s’avèrent pourtant indispensables à la transition énergétique, à l’économie circulaire et – par conséquent – à l’avenir de la Suisse.
Les inégalités économiques empirent. Beaucoup de gens se sentent sous pression, et pas seulement sur le plan matériel: ils craignent aussi pour leur statut social. Les partis populistes de droite exploitent ces craintes et attisent une lutte culturelle qui leur profite en premier lieu.
Beaucoup des métiers de l’artisanat restent des domaines typiquement masculins. Dans le bâtiment et les installations, notamment, les femmes sont une petite minorité. Pourquoi ? Et que faire pour renforcer leur présence dans les métiers manuels ?
L’artisanat a-t-il un avenir en or? L’histoire de sa place sociale est en tout cas bien mouvementée. Petite sociologie du travail manuel.
L’atelier de rembourrage et de sellerie Hoher, à Zurich, a vu le jour en 1868. Ursula Hoher représente la quatrième génération à le diriger. Visite d’un lieu au temps suspendu qui survit malgré tout.
Johan Leutwiler est maître-forgeron au Japon. Chaque jour, à coups de marteau, le Valaisan façonne des sabres traditionnels pour la beauté du geste.
Les chantiers helvétiques emploient avant tout des personnes issues de la migration. Depuis l’abrogation de l’ancien statut de saisonnière ou saisonnier, celles-ci ne devraient plus subir de discrimination ni d’exploitation. Pourtant, travailler dans des conditions dignes demeure un combat permanent.
Pizol Energie SA approvisionnera en chaleur à distance renouvelable une partie des trois communes saint-galloises de Wangs, Mels et Sargans. Sa centrale de chauffage au bois de Wolfriet devrait démarrer en automne 2024.
Quelle part de savoir-faire se dissimule dans une chaussure ? Bien plus qu’on l’imagine, du moins lorsqu’il s’agit de confectionner une chaussure en cuir traditionnelle, et non une basket à la pointe de la technologie. Pourtant, les deux relèvent incontestablement du luxe.
Johan Leutwiler est maître-forgeron au Japon. Chaque jour, à coups de marteau, le Valaisan façonne des sabres traditionnels pour la beauté du geste.
Le taux d’endettement de la Suisse est bas en comparaison internationale. Son acharnement à faire des économies, malgré la nécessité et l’urgence d’investir dans des domaines sociaux, tient à une raison: l’application rigide du frein à l’endettement.
La société considère les dettes de manière très différente, en fonction de qui les contracte. Les ressources financières, le statut social et le réseau de relations dont disposent les débitrices et débiteurs déterminent aussi les conséquences des dettes sur leur vie. Pourquoi?
Les dettes constituent un fardeau, et pas seulement pour les particuliers: elles peuvent accabler aussi des États. Quand des pays du Sud ne parviennent plus à s’extraire de l’endettement, peut-on parler de rapports de force coloniaux sous forme monétaire?
En Suisse, le droit permet aux entreprises de faire faillite sans que ce ne soit trop douloureux. Un filet de sécurité qui soutient l’innovation et le droit à l’erreur, mais qui, parfois, est aussi détourné à des fins frauduleuses.
Au lieu de nous entasser dans d’austères salles de réunion, nous devrions nous rencontrer plus souvent dans la verdure. Voilà ce que préconise Hans Rusinek, qui mène des recherches sur l’avenir du travail et avec qui nous avons parlé, tandis qu’il se promenait dans Hambourg.
Mathias Binswanger est l’un des plus célèbres détracteurs de la croissance en Suisse. Ce professeur d’économie n’aborde pas le problème uniquement sous l’angle écologique, car pour lui, la croissance est fortement liée au bonheur. Et aussi au malheur propagé par une économie qui croît inutilement.
Démontrer qu’une autre manière de consommer et de produire est possible, permettre la rencontre avec cette autre économie tout près de chez soi, dans les quartiers, valoriser la proximité et boucler les boucles de la matière.
Depuis bientôt 40 ans, Intercomestibles commercialise de la bière, de l’eau minérale et des spiritueux à Zurich. L’entreprise table sur la codécision de sa centaine d’employées et employés. Pour ses activités bancaires, elle se fie à la BAS.